Posté par Equipe Celemondo dans Actu 24/24h, Faits divers, Industriel, Royaume-Uni
Julian Assange retenu prisonnier à Londres !
Julian Assange a passé sa première nuit en prison ! Mardi 7 décembre 2010 au matin, le fondateur de Wikileak s’est rendu à Scotland Yard, le QG de la police londonienne au Royaume-Uni. Recherché pour viol et agression sexuelle en Suède, il a été jugé à 13 h 30 par la cour de justice de Westminster… Et la liberté sous caution lui a été refusée ! Une punition suite à la publication sur Wikileak de dossiers de guerres américains confidentiels ?
Une convocation qui se termine sous les verrous
A 8 h 30 du matin, mardi 7 décembre, le fondateur de Wikileak est convoqué à Scotland Yard. Celui qui est recherché par Interpol se rend de lui-même à la police londonienne. Julian Assange est accusé depuis août 2010 d’avoir violé deux femmes. L’une d’elles avoue avoir été consentante, jusqu’à ce qu’il lui impose de coucher avec lui sans préservatif, ce qui est considéré comme un viol en Suède.
Evidemment, le dandy d’origine australienne plaide non coupable : selon lui, « les charges sont sans fondement et le fait qu’elles sortent en ce moment est profondément perturbant ».
A 13 h 30, Assange passe devant le tribunal de Westminster. Sa demande de liberté sous caution est immédiatement rejetée par le juge, qui déclare qu’il pourrait s’enfuir. Il avait pourtant de sérieux atouts médiatiques : le cinéaste Ken Loach, le journaliste John Pilger et l’ambassadrice anglaise de l’Unicef Jemima Khan étaient prêts à payer sa caution !
C’est donc dans une prison de Londres que Julian Assange a passé cette nuit. Il y restera jusqu’au 14 décembre, où l’on jugera de son extradition vers la Suède.
Wikileak, trop dangereux ?
Cette accusation de viol survient peu après la publication sur Wikileak de 77 000 documents top secrets de l’armée américaine sur la guerre en Afghanistan. Le 15 août 2010, le fondateur promettait d’en poster 15 000 de plus. Or, les plaintes sont déposées le 21 août…
Assange semble opter pour la théorie du complot : « Je ne sais pas ce qui se cache derrière (ces accusations). Mais on nous avait avertis que, par exemple le Pentagone, nous jouerait de vilains tours pour nous détruire », déclare-t-il, avant d’ajouter : « En plus, on m’avait mis en garde contre des pièges sexuels ».
Le Pentagone voudrait-il détruire Wikileak en compromettant son directeur ? Quoiqu’il en soit, la guerre est déclarée sur Internet et des hackers, qui défendent le site, ont déjà commencé à s’attaquer à de grosses pointures. Les premières cibles : les sites de Visa et Mastercard !
Scotland Yard
8-10 Broadway
Londres SW1H 0BG,
Royaume-Uni
Alors, à votre avis, Julian Assange est-il coupable ou victime ?

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